The Bar-Kays, Compagnons de Otis Redding
The Bar Kays, anciennement The Imperials, est un groupe américain originaire de Memphis fondé dans les années 1960. Leur style de musique est un bon mélange de soul et de rythm and blues. C'est à l'issue d'une audition pour la Stax/Volt Records que le groupe prend le nom de Bar Kays, nouvelle appellation inspirée par la publicité d'une marque d'alcool. Un début un peu chaotique… The Bar Kays prend son envol suite à leur rencontre avec Otis Redding. Jouant déjà dans un club appelé Hypodrome, Otis Redding va en effet leur donner l'opportunité de travailler avec lui. Le groupe accepte donc et devient l'un des piliers de la musique de ce dernier. The Bar Kays est alors sous contrat avec Otis Redding et assure la partie orchestra le de sa musique. Cependant, le destin de quelques membres du groupe est lié à celui, fatal, d'Otis Redding. En 1967, l'avion de ce dernier se crashe alors que cinq des six membres de Bar Kays se trouvent dans l'appareil. Aucun des membres ne survivra en effet au crash à l'exception de Ben Cauley. Ce dernier ne baisse pas pour autant les bras et décide de continuer l'aventure avec le seul autre membre du groupe toujours en vie : James Alexander. En 1968, les deux artistes se remettent en selle. Le groupe jouera un rôle limité bien qu'important dans l'univers musical afro-américain. Ainsi, The Bar Kays laisse particulièrement leur empreinte dans la partie instrumentale des autres stars. L'on peut citer parmi ces derniers, Johnnie Taylor, The Emotions, William Bell, Albert King ou Carla Thomas. En outre, ils travailleront avec Isaac Hayes sur les « Hot buttered soul » et « Shaft », deux opus majeurs de celui-ci.
Biographie des Bar-Kays
Les Bar-Kays ont été formés à Memphis, Tennessee, en 1964, issus d'un groupe local surnommé les Impériaux. Inspirés des tenues instrumentales soul classiques de Memphis comme les Mar-Keys et Booker T. & the MG's, les Bar-Kays comprenaient à l'origine le guitariste Jimmy King (pas le célèbre bluesman), le trompettiste Ben Cauley, l'organiste Ronnie Caldwell, le saxophoniste Phalon Jones, le bassiste James Alexander et le batteur Carl Cunningham. Adoptant une version mutée de leur marque de rhum préférée (Bacardi) comme nom, le groupe a commencé à jouer beaucoup autour de Memphis, et a finalement attiré l'attention de Stax/Volt, qui a signé le sextuor au début de 1967. Avec l'aide du batteur maison Al Jackson, Jr., le label a commencé à préparer les Bar-Kays en tant que deuxième groupe de soutien de studio qui s’appelait Booker T. & the MG's à l'occasion. Ce printemps-là, les Bar-Kays ont enregistré leur premier single, « Soul Finger », un instrumental ludique et festif ponctué par un groupe d'enfants du quartier criant le titre. « Soul Finger » a atteint le Top 20 pop et est allé jusqu'au numéro trois du classement R&B, établissant les Bar-Kays aux yeux du public (bien que le suivi, « Give Everybody Some », ait à peine atteint le R&B Top 40). Le producteur Allen Jones a commencé à s'intéresser au groupe et est devenu leur manager et mentor ; encore mieux, Otis Redding les a choisis comme son groupe de soutien régulier cet été-là. Malheureusement, la catastrophe a frappé le 10 décembre 1967. En route pour un concert à Madison, dans le Wisconsin, l'avion de Redding s'écrase sur le lac Monona. Lui,et le ggroupe Bar-Kays.
Carrière des Bar-Kays
Leur petit succès en tant que instrumentistes va bientôt se transformer en un plus grand succès. En effet, l'introduction d'un nouveau lead vocal, Larry Dodson, permet à The Bar Kays de sortir d'un relatif anonymat. Larry Dodson leur ouvre alors à nouveau la voie de la reconnaissance en tant que groupe. Ils obtiennent leur premier véritable succès en 1971, avec « Son of shaft », réalisé sous la direction d'Allen Jones. Le groupe arrive aussi à plaire au public grâce à un look très original et coloré. Lors de leur concert, The Bar Kays provoque la joie des fans en étant bariolé d'attirails iconoclastes. Les membres du groupe s'habillent ainsi avec des costumes d'époque, datées du XVIIè siècle européen. Ils n'hésitent pas non plus à se coiffer de perruques. Le concert filmé de Wattsax de 1972 donne un excellent aperçu de cet aspect très festif du groupe. En 1974, leur opus « Cold blooded » est un échec. Parallèlement à cette impasse artistique, la maison de disque des Bar Kays, Volt, risque la faillite. Quelque temps après, celle-ci finit par mettre les clés sous le paillasson. The Bar Kays se trouve alors pour un temps sans maison de disque. Mercury, en chevalier blanc, lui permet tout de même de sortir la tête de l'eau. Leur carrière démarre enfin. L'album « Too hot to stop » paru en 1976 lui fera connaître le succès populaire. C'est surtout le titre « Shake your rump to the funk » qui propulse le disque au sommet. D'autres tubes suivront comme « Let's have some fun » de l'album « Flying high on your love » en 1977. La décennie 1980 sera fructueuse en tubes pour The Bar Kays. Il s'agit notamment des titres « Certified true » et « Contagious » en 1987.
Discographie des Bar-Kays
« Soul Finger » (1967). Les Bar-Kays étaient un agrégat né de la même inspiration derrière Booker T. & the MG's, sous les labels Stax et Volt basés à Memphis. La formation originale de James Alexander (basse), Jimmy King (guitare), Ronnie Caldwell (orgue), Phalon Jones (sax), Carl Cunningham (batterie) et Ben Cauley (trompette) n'était ensemble avant la perte tragique de tout le monde sans Alexander et Cauley dans l'accident d'avion de décembre 67. « Black Rock » (1971).Après avoir enregistré plusieurs beaux singles instrumentaux dans le style Booker T et MG, les Bar-Kays ont commencé à développer un style plus ambitieux alors que les années 1960 cédaient la place aux années 1970. Leur nouveau son mélangé dans des « groove soul » traditionnels. Les vedettes sont « How Sweet It Would Be », une ballade soul qui a une touche plus légère que le reste du matériel, et « Montego Bay », une reprise du hit de Bobby Bloom qui transforme l'air en un groove instrumental entraînant. « Too Hot to Stop » (1976).La qualité des performances compense largement les mélodies souvent médiocre de « Too Hot to Stop », bien qu'à son crédit le groupe couvre un large éventail allant du funk (« Whitehouseorgy ») aux slow jams (« You're So Sexy ») et aux ballades (« Summer of Our Love »). « Flying High on Your Love » (1977). Le groupe entre dans le disco The Floaters avait compté là-dessus avec leur impétueux « Float On ». « Money Talks » (1978). Bien que les Bar-Kays soient restés avec Stax Records jusqu'à leur disparition en 1976, le label a cessé de publier les enregistrements groupe 1973. entre 1974 et 1976 sont sortis l'album « Money Talks ».